Ce texte fait suite à Le vent du mauvais bord, qui raconte 1976.

Sainte-Véronique

Pour emmener des élèves une fin de semaine, on partait pour Sainte-Véronique, un camping dans les Laurentides. C'était un site idéal.

Une autre école y enseignait déjà : Les Ailes du Ciel, dont le propriétaire était Tony Dinielli. Pas de problème, on cohabitait bien.

Bases de Vol Libre

À la fin de l'été 1977, Tony et moi décidons de nous associer pour fonder Bases de Vol Libre. Le partage était clair : Tony prenait en charge l'enseignement, et moi je m'occupais uniquement de la fabrication, avec Sports Innovations.

Tony a vendu Les Ailes du Ciel à Serge Filteau, qui a continué d'enseigner. Les deux écoles ont donc existé côte à côte, et Les Ailes du Ciel est restée un bon revendeur de nos ailes.

Tony et moi sommes restés partenaires jusqu'à la fin.

Bases de Vol Libre a fermé en 1988, Sports Innovations en 1990.

Pas de vente directe

Sports Innovations ne vendait pas directement ses ailes. On faisait les réparations, mais les ventes passaient par les écoles : Bases de Vol Libre, Les Ailes du Ciel, Raymond Hallé à Québec, qui enseignait lui aussi, et, à Victoriaville, l'école de Denis Martel et Daniel Guay.

Vendre nous-mêmes aurait frustré les revendeurs. Et c'étaient eux qui avaient l'obligation de faire les vols d'essai des ailes neuves pour compléter la certification.

On avait aussi un concurrent dans l'Ouest : Willie Muller, de Calgary, qui fabriquait les ailes Muller. Au Québec, c'est Pierre Vérot qui les revendait, et il en a vendu plusieurs.

1977 en bref
  • Sainte-Véronique — un camping des Laurentides, deux écoles sur la même pente
  • Fin de l'été — Tony Dinielli et moi fondons Bases de Vol Libre
  • Le partage — Tony à l'enseignement, moi à la fabrication avec Sports Innovations
  • Les revendeurs — Bases de Vol Libre, Les Ailes du Ciel, Québec, Victoriaville

La suite : Tadoussac 1977, et la visite de Willie Muller, venu de Calgary.