Huile d'olive infusée au mélilot tout l'été. Bois de santal, rose, ylang-ylang, benjoin, lavande. Dix savons par batch. Trois semaines de cure. Rien de pressé — et c'est pour ça que c'est bon.
Le premier savon date de 1985 — avec du gras de bœuf, comme on faisait autrefois. Ça n'a pas duré. Très vite tout est devenu végétal, et avec le végétal est venue une curiosité qui ne s'est plus arrêtée.
Le savon était la porte. Derrière il y avait la chimie — le soufre, le mercure, le sel. Les huiles essentielles des plantes sauvages. Et une vieille British Pharmacopoeia de 1909, héritée comme un trésor, qui a ouvert bien d'autres portes encore.
Ce qui se passe dans le laboratoire n'est pas tout raconté ici. Mais le savon, lui, peut être partagé.