Il y a des hivers qu'on traverse. Celui-là, on l'a enduré. Long, froid, têtu. Le genre d'hiver qui teste votre provision de bois, votre patience et votre foi au printemps.
🚁 Vue par drone — Hiver 2025
Du haut du drone, le quartier ressemble à une carte postale figée dans le temps. Les toits blancs, les rues tracées dans la neige, les arbres dénudés qui attendent. Tout est là, suspendu. L'hiver a tout recouvert, et il n'est pas encore prêt à lâcher prise.
Un hiver en chiffres
Huit cordes de bois. C'est une façon bien concrète de mesurer un hiver — pas en degrés, pas en centimètres de neige, mais en énergie brûlée pour rester au chaud. Chaque corde empilée à l'automne est une promesse faite à l'hiver : je suis prêt. Huit cordes plus tard, on peut dire qu'il a tenu ses promesses lui aussi.
Le calendrier chinois, lui, compte les lunes. Et quatre lunes d'hiver, c'est long. C'est quatre cycles complets de nuits froides, de matins glacés, de ciels gris qui n'en finissent plus. Mais quatre lunes, ça se compte — et ce qui se compte finit par se terminer.
« L'hiver s'étire, on a hâte de jardiner. Mais les journées allongent — et c'est le signe qui ne ment jamais. »
Le printemps qui s'annonce
Demain on change d'heure. Une heure de lumière volée au soir, offerte au matin. Ce n'est pas grand-chose — et pourtant, c'est tout. C'est le signal officiel que la bascule est amorcée. Que la terre a entendu, quelque part dans ses profondeurs, que le moment est venu de recommencer.
Le jardin attend sous la neige. Les graines sont quelque part dans un tiroir. Les projets aussi — le potager à agrandir, les plants à démarrer, la terre à retourner. L'hiver aura été long, mais le printemps n'en sera que plus doux.