Marcel Bourhis
Marcel Bourhis

Marcel Bourhis

Pilote de brousse · 1960 — 2000

Breton bretonnant — il parlait le breton — originaire du sud Finistère (Scaër). Émigré au Canada depuis février 1955. Un peu aventurier, pêcheur, chasseur, fanatique d'aviation.

Il a été comblé au Québec par la nature et par la facilité avec laquelle on peut s'impliquer dans ce monde fabuleux qu'est le vol de brousse.

95% de son temps de vol s'est fait sur les skis ou sur flotteurs. Il a ainsi pu accumuler plusieurs milliers d'heures et une expérience unique et enrichissante dans ce genre de vol.

Ce travail lui a permis de rencontrer une foule de personnages intéressants et hauts en couleurs : des pilotes, des Indiens, des Esquimaux, des prospecteurs, des géologues, des ingénieurs forestiers, des garde-feux, des traceurs de lignes, des chasseurs de phoques... Beaucoup d'entre eux lui ont fait connaître des moments très forts. Il en a gardé des souvenirs inoubliables.

Gil et Marcel
Gil et Marcel
MON VOL DE BROUSSE AU QUÉBEC — ANNÉES 60 À 90
Ravitaillement camps cris
Ravitaillement d'un camp de chasse d'Indiens Cris. Sous contrat avec la Compagnie de la Baie d'Hudson, nous avions à ravitailler pendant l'hiver près de 70 camps de trappeurs cris. Nous rentrions ces familles sur leur territoire de chasse (situés dans les bassins des rivières Rupert, Opinaca, Sakami, Eastmain, La Grande) en septembre et octobre avant le gel, et nous les sortions le printemps suivant.
Chargement équipement lourd
Chargement d'équipement lourd. Au début des années 70 lors de la construction des routes d'accès aux sites des grandes centrales électriques de la Baie James, les camps provisoires occupés par plusieurs centaines d'ouvriers étaient tous ravitaillés par avion. Sur la photo, c'est une génératrice que nous chargeons dans le Otter BER.
Monts Ottish
L'est des Monts Ottish — Château d'eau du Québec. Presque toutes les grandes rivières du centre du Québec prennent leurs sources autour de ces montagnes : La Mouchalagane, la rivière aux Outardes, la Péribonca, la Manouane, la Rupert, la Eastmain, la Sakami, la Grande, la Caniapiscau...
Base météo de Nichicun
La base météo de Nichicun — complètement isolée, loin de tout, en opération pendant plus de 20 ans. Une vingtaine de météorologues, radio-mécaniciens et cuisiniers l'occupait par équipes de trois mois. En février 1972, le thermomètre y est descendu sous les -55°C.
Beaver blessé
Beaver blessé. Les lacs du nord cachaient souvent des pièges : les roches à fleur d'eau, les rochers cachés par la neige — une hantise pour les pilotes. Un circuit ou deux s'imposaient avant chaque atterrissage sur un lac inconnu. Et ce n'était pas toujours suffisant.
Otter blessé
Otter blessé. Lorsque ce genre d'accident se produisait loin des bases, l'organisation des réparations s'avérait toujours pleine de surprises. Ici c'est un Otter qui venait sortir le Beaver de sa fâcheuse situation qui se fait prendre de la même façon.
Le rocher coupable
Le rocher coupable. Ce genre d'accident se produisait toujours loin de nos bases et les réparations nécessitaient une expédition de plusieurs jours avec les mécaniciens.
Problème piston
Problème avec le piston N°1. Changer un piston ou un moteur en pleine brousse demandait beaucoup d'ingéniosité aux mécaniciens — et surtout beaucoup d'insecticide (si cela se passait en été).